« On avait dit A, le mail dit B » — Qu’est-ce qui fait foi après la discussion ?
Après une courte discussion dans le couloir. Karim et Jonas se mettent oralement d’accord sur l’option A. Plus tard, Karim envoie un message avec une nouvelle décision.
— D’accord, on part sur A. Ce sera plus rapide.
— D’accord.
Quelques heures plus tard, Jonas lit : « Finalement, B. » Karim voit une mise à jour naturelle de l’accord. Jonas se demande ce qu’il reste de la mémoire commune de la première décision.
Qu’est-ce qu’Empatyzer vous apporte ?
Lorsqu’il faut finaliser des accords, une communication interpersonnelle efficace au travail devient clé pour les résultats de l’équipe. Em propose des scénarios de conversation prêts à l’emploi, basés sur le style de collaboration unique de vos collaborateurs, ce qui réduit fortement les frictions. Un accès à l’aide à tout moment permet au leader d’améliorer sa pratique sans stress et sans être évalué par les RH.
Voir la vidéo sur YouTubeCe qui s’est vraiment passé
Karim et Jonas se mettent d’accord sur A dans le couloir. Pour Karim, cela suffit : il considère la conversation comme un processus vivant. Si la situation change, la décision peut changer elle aussi. Jonas a besoin en plus d’une trace permettant de reconstruire ce qui avait été convenu à un moment donné. Lorsque Karim passe ensuite à B, Jonas ne conteste pas le changement lui-même. Ce qui l’inquiète est différent : sans trace écrite, on pourrait croire que Jonas avait choisi A de son propre chef. Il commence donc à envoyer de courtes confirmations. Karim y entend d’abord de la formalité et un manque de confiance. Jonas y voit l’inverse : la note protège les deux parties contre une future dispute sur ce que chacun se souvient avoir entendu.
Ce que dit la recherche
La mémoire humaine ne fonctionne pas comme un enregistrement. Dans une équipe, il importe donc non seulement de savoir ce que chaque personne se rappelle, mais aussi comment le groupe stocke et retrouve ses connaissances. Les travaux sur les systèmes de mémoire transactive montrent que les équipes fonctionnent mieux lorsque leurs membres savent où se trouve l’information utile et peuvent s’appuyer sur ce système partagé (Lewis, 2003). Ces travaux ne disent pas que chaque décision doit faire l’objet d’un email. Ils aident en revanche à comprendre pourquoi une trace commune et accessible réduit la dépendance à la mémoire d’une seule personne. L’écrit possède aussi un sens relationnel : dans une équipe habituée aux accords verbaux, un soudain « je confirme par écrit » après un conflit peut être entendu comme « je ne te fais pas confiance ». Ce deuxième sens vient de l’histoire de la relation, pas du texte lui-même.
Comment aborder la situation
Le mieux est d’accorder la fonction des notes avant qu’un conflit apparaisse. Une phrase comme « Après ce type de discussion, je poste deux lignes de résumé pour que nous travaillions tous sur la même version » sonne très différemment d’une documentation formelle introduite uniquement après un désaccord. Tout n’a pas besoin d’un compte rendu. Il est surtout utile de tracer les décisions qui modifient le périmètre, le délai, la responsabilité ou la direction du projet. Règle générale : une trace écrite ne doit pas remplacer la confiance ; elle peut devenir une mémoire commune si tout le monde comprend pourquoi elle existe et qu’elle sert chacun de la même façon.
Comment Empatyzer et Em peuvent aider
Empatyzer peut montrer que Karim et Jonas diffèrent non seulement dans leur style de communication, mais aussi dans ce qu’ils considèrent comme une preuve suffisante d’un accord partagé. Pour Karim, une conversation est un processus vivant qui peut évoluer naturellement. Jonas a besoin d’une trace explicite pour savoir quelle décision était valable à un moment donné. Avant leur collaboration, Em peut proposer une règle simple adaptée à cette paire : toute décision qui modifie le délai, le périmètre ou la responsabilité se termine par deux phrases de confirmation dans le chat. Cela ne transforme pas le travail en bureaucratie ; cela évite les disputes ultérieures sur la mémoire et l’intention. Si la même différence entre oral et écrit existe dans l’équipe, Empatyzer peut aider à établir une norme commune. Les microleçons renforcent l’idée qu’une confirmation écrite n’est pas forcément un signe de méfiance : elle peut être la mémoire partagée de l’équipe.
Sources et recherches
- Kyle Lewis (2003). Measuring transactive memory systems in the field: Scale development and validation. Journal of Applied Psychology, 88(4), 587-604. https://doi.org/10.1037/0021-9010.88.4.587 DOI: 10.1037/0021-9010.88.4.587
Auteur: Empatyzer
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