« Un costume ne code pas » — la tenue comme signal de professionnalisme
La veille d’un rendez-vous client. Marek regarde le sweat à capuche d’Olek.
— Olek, demain, une chemise. D’accord ?
— Pourquoi ? Mon code fonctionne pareil en chemise.
Olek veut être jugé sur ses compétences. Marek pense aux premières minutes de la rencontre, avant que le client ne dispose d’aucune preuve de ces compétences.
Qu’est-ce qu’Empatyzer vous apporte ?
Les leaders construisent une culture d’ouverture en adaptant leur style d’échange aux besoins variés de leur équipe. La coach Em explique comment finaliser les accords en s’appuyant sur un diagnostic large des styles de collaboration et des motivateurs. Ainsi, la communication interpersonnelle au travail mène plus rarement à des frictions et à des malentendus.
Voir la vidéo sur YouTubeCe qui s’est vraiment passé
Olek veut que sa compétence soit jugée à partir de son code, de ses solutions et de ses connaissances. Dans cette logique, costume, chemise ou sweat ne disent rien de sa capacité à faire le travail. Marek s’intéresse au moment qui précède toute évaluation réelle de la compétence. Lors d’une première rencontre, le client dispose de très peu d’informations et s’appuie donc sur des signaux rapides : tenue, manière de parler, attitude, comportement. Marek n’a pas besoin de croire que ces signaux sont justes ou précis. Il constate simplement qu’ils font partie du premier message envoyé sur le rôle et la situation.
Ce que dit la recherche
Les individus forment effectivement des premières impressions de compétence, de statut et de professionnalisme à partir de l’apparence. Les travaux sur la tenue au travail montrent que le soin et le degré de formalité peuvent influencer les premières évaluations, avec des effets qui varient selon le secteur, l’âge de l’observateur et le contexte (Ruetzler et al., 2012). Des études plus récentes suggèrent également que l’habillement modifie les perceptions de dominance, de compétence et de statut, sans produire le même effet dans toutes les situations (Hundhammer et al., 2025). Rien de cela ne prouve qu’un costume rend quelqu’un compétent. Cela montre seulement qu’en l’absence d’informations plus solides, l’apparence sert parfois de signal rapide et imparfait.
Comment aborder la situation
Deux extrêmes sont peu utiles : prétendre que l’apparence ne compte jamais, ou la traiter comme une preuve de la valeur réelle d’une personne. L’organisation peut préciser les situations dans lesquelles la tenue remplit une fonction de communication — par exemple lors d’une première rencontre avec un client très formel — et celles où la formaliser apporte peu. Dès que le travail réel devient visible, la compétence doit être jugée sur ce travail, pas sur les vêtements. Règle générale : la tenue peut signaler le respect d’un contexte, mais elle ne doit jamais remplacer la preuve de compétence. Utilisez consciemment la première impression, puis remplacez-la aussi vite que possible par des données réelles.
Comment Empatyzer et Em peuvent aider
Empatyzer ne juge pas les vêtements et ne décide pas qui « a l’air professionnel ». Il peut cependant aider Olek et ses collègues à reconnaître que l’apparence fait partie des codes utilisés pour inférer le statut, le sérieux ou l’adéquation à une situation — et que tout le monde ne leur accorde pas le même poids. Culture-8 et le profil de l’organisation peuvent montrer qu’un groupe fonctionne de façon plus formelle ou plus décontractée, mais Em doit traiter cela comme un contexte, jamais comme une preuve de compétence. Avant une rencontre importante, il peut aider Olek à répondre à une question pratique : « Quel signal ce client risque-t-il d’attendre, et vaut-il la peine de l’envoyer par la tenue si cela ne nous coûte presque rien ? » Les microleçons rappellent aussi de ne pas confondre conformité à un code vestimentaire avec intelligence, expertise ou qualité du travail.
Sources et recherches
- Tanya Ruetzler; Jim Taylor; Dennis Reynolds; William Baker; Claire Killen (2012). What is professional attire today? A conjoint analysis of personal presentation attributes. International Journal of Hospitality Management, 31(3), 937-943. https://doi.org/10.1016/j.ijhm.2011.11.001 DOI: 10.1016/j.ijhm.2011.11.001
Auteur: Empatyzer
Publié:
Mis à jour: