« Réponds à la question » : détail par détail ou vue d’ensemble ?

Au bureau, devant un tableau blanc. Tomasz arrive avec quatre questions précises. Samuel commence par dessiner l’ensemble des dépendances.

— J’ai quatre questions. Commençons par la première.
— Pour y répondre correctement, il faut d’abord voir l’ensemble.

Quelques minutes plus tard, Samuel construit toujours le contexte, tandis que Tomasz attend toujours la réponse à sa première question.

Qu’est-ce qu’Empatyzer vous apporte ?

Les scripts de conversation prêts à l’emploi fonctionnent rarement, car chaque collaborateur a des motivateurs et une sensibilité différents. Le système offre plus qu’une formation standard à la communication interne : il s’appuie sur un diagnostic individuel de l’équipe et du leader. Em propose des arguments concrets en tenant compte du contexte et du profil de personnalité de l’interlocuteur. Le management devient plus précis et les personnes sentent que leurs besoins sont reconnus.

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Ce qui s’est vraiment passé

Tomasz veut avancer point par point. Samuel estime qu’une réponse donnée sans montrer les dépendances peut paraître précise tout en étant trompeuse. Tous deux cherchent donc à protéger la qualité de la réponse, mais ils partent de deux extrémités différentes. Tomasz a besoin de savoir d’abord « quoi ? », puis « pourquoi ? ». Samuel commence par « de quoi cela dépend-il ? », parce qu’il refuse de donner une certitude artificielle sans le contexte nécessaire. Le désaccord peut vite se transformer en jugement sur la personne : « il ne sait pas répondre clairement » contre « il simplifie trop le système ». Pourtant, le véritable conflit porte peut-être surtout sur l’ordre dans lequel l’information est présentée.

Ce que dit la recherche

Les recherches sur la présentation de l’information montrent qu’un même contenu peut être plus ou moins facile à utiliser selon sa forme et selon la tâche à accomplir : c’est le principe d’adéquation cognitive, ou cognitive fit (Vessey, 1991). Ces travaux ne prouvent pas qu’il existe des catégories fixes de personnes, certaines « système » et d’autres « listes à puces ». Ils offrent plutôt un modèle pratique : une représentation peut faciliter la résolution d’un problème donné ou, au contraire, la compliquer. Ici, les deux personnes ont besoin à la fois de la réponse et du contexte, mais pas dans le même ordre.

Comment aborder la situation

Le format le plus simple répond aux deux besoins : « Réponse courte : B. Maintenant, je te montre les trois éléments dont dépend le fait que B reste la bonne option. » Tomasz obtient immédiatement un point d’appui et Samuel conserve le contexte. Pour une discussion plus longue, on peut aussi convenir du niveau de détail : « Tu veux la version en trente secondes ou le raisonnement complet ? » Règle générale : il n’est pas nécessaire de choisir entre une réponse concrète et le contexte ; souvent, la réponse sert de point d’entrée et le contexte en montre les limites.

Comment Empatyzer et Em peuvent aider

Empatyzer aide à voir que Tomasz et Samuel ne diffèrent pas nécessairement par leur niveau de compétence : ils peuvent simplement organiser l’information autrement. Le diagnostic peut indiquer qui a besoin d’une réponse concrète en premier et qui construit naturellement une vue plus large des dépendances. En comparant les profils, Em peut traduire cette différence en format de conversation. Samuel peut recevoir avant la réunion une consigne simple : « une phrase de réponse d’abord, puis la carte des dépendances ». Tomasz peut être invité à préciser dès le départ s’il veut la version courte ou le raisonnement complet. À l’échelle de l’équipe, Empatyzer peut repérer si le même type de friction se répète entre personnes ou services. Les microleçons développent ensuite la capacité à changer de format, afin que précision et contexte cessent d’entrer en concurrence.

Sources et recherches

  1. Iris Vessey (1991). Cognitive Fit: A Theory-Based Analysis of the Graphs Versus Tables Literature. Decision Sciences, 22(2), 219-240. https://doi.org/10.1111/j.1540-5915.1991.tb00344.x DOI: 10.1111/j.1540-5915.1991.tb00344.x

Auteur: Empatyzer

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