« Ce n’est qu’un concours » — quand la compétition motive certains et bloque les autres

Devant un classement de performance, Zofia déplace sa carte en première position.

— Yes ! Numéro un. Plus que deux jours !
— Ce n’est qu’un concours — dit Maja.

Pour Zofia, le classement crée de l’énergie. Pour Maja, il transforme un résultat ordinaire en course contre des personnes auxquelles elle n’avait aucune envie de se mesurer.

Qu’est-ce qu’Empatyzer vous apporte ?

Les principes généraux de management échouent souvent face aux spécificités d’une personne. Em s’appuie sur un diagnostic multidimensionnel : vous savez ainsi comment toucher un introverti et comment parler à une personne très compétitive. Une communication interpersonnelle précise au travail élimine les suppositions et renforce la sécurité psychologique dans l’équipe. Vos collaborateurs se sentent reconnus, car vous les considérez comme des individus.

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Ce qui s’est vraiment passé

Zofia regarde le classement et ressent immédiatement un surcroît d’énergie : il y a une cible, un score et la possibilité de gagner. Maja voit le même tableau et ressent une pression supplémentaire dont elle n’a pas besoin pour bien travailler. Son résultat ne répond plus seulement à « est-ce que j’ai bien fait ? », mais aussi à « est-ce que j’ai fait mieux que les autres ? ». Zofia peut sincèrement trouver la compétition amusante. Maja peut réellement moins bien performer — ou simplement se sentir moins bien — parce qu’un travail ordinaire a été transformé en course. Il n’existe pas une dose universelle de compétition qui motive tout le monde.

Ce que dit la recherche

Les personnes diffèrent par une tendance relativement stable à vivre les situations sur un mode compétitif et à tirer de la motivation de la victoire — souvent appelée trait competitiveness. Les personnes élevées sur ce trait peuvent percevoir une dimension compétitive même dans des contextes qui le sont très peu (Reese, Garcia & Edelstein, 2022). Les classements de performance peuvent augmenter l’effort, mais leurs effets dépendent notamment de la manière dont ils sont affichés, des récompenses associées et des différences individuelles entre participants (Cadsby et al., 2019). Des travaux expérimentaux sur les systèmes de management montrent aussi que les organisations arbitrent constamment entre mécanismes favorisant coopération et compétition (Brown et al., 2016). La compétition est donc un outil, pas une source universelle de motivation.

Comment aborder la situation

Si la compétition n’est pas réellement nécessaire à la tâche, envisagez de la rendre facultative pour ceux qui l’apprécient. Les résultats peuvent être montrés individuellement, tandis que les objectifs collectifs restent séparés du désir personnel de rivaliser. Si un classement fait partie du système, surveillez plus que le résultat : prise de risque excessive, rétention d’information, baisse de coopération ou tensions. Règle générale : avant d’utiliser la compétition comme « motivation », demandez-vous si les personnes ont vraiment besoin d’un adversaire — ou si un objectif clair et la visibilité de leur propre progression suffiraient.

Comment Empatyzer et Em peuvent aider

Empatyzer est particulièrement pertinent ici parce que Reiss 16 met en évidence des différences dans ce qui donne de l’énergie aux personnes. Pour certains, statut, score et compétition peuvent être stimulants ; pour d’autres, calme, coopération, autonomie ou sens comptent davantage. Zofia peut ainsi voir qu’un classement n’est pas un dispositif motivationnel neutre, mais un outil qui agit différemment selon les personnes. Em peut aider à concevoir des alternatives : concours facultatif pour ceux qui l’aiment, objectifs individuels pour d’autres, résultats collectifs lorsque la coopération est centrale. La vue d’équipe peut aussi montrer si une culture permanente de la course favorise un seul profil motivationnel. Les microleçons rappellent aux leaders que motiver ne consiste pas à trouver un unique levier puissant et à le tirer pour tout le monde.

Sources et recherches

  1. Zachary A. Reese; Stephen M. Garcia; Robin S. Edelstein (2022). More than a game: Trait competitiveness predicts motivation in minimally competitive contexts. Personality and Individual Differences, 185, 111262. https://doi.org/10.1016/j.paid.2021.111262 DOI: 10.1016/j.paid.2021.111262
  2. C. Bram Cadsby; Fei Song; Jim Engle-Warnick; Tony Fang (2019). Invoking social comparison to improve performance by ranking employees: The moderating effects of public ranking, rank pay, and individual risk attitude. Journal of Economic Psychology, 72, 64-79. https://doi.org/10.1016/j.joep.2019.02.004 DOI: 10.1016/j.joep.2019.02.004
  3. Joan L. Luft (2016). Cooperation and competition among employees: Experimental evidence on the role of management control systems. Management Accounting Research, 31, 75-85. https://doi.org/10.1016/j.mar.2016.02.006 DOI: 10.1016/j.mar.2016.02.006

Auteur: Empatyzer

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